Le mois d’août, c’est le paradis des locavores.

Si vous étiez encore sceptique, voici trois raisons pour lesquelles le mois d'août est le meilleur moment de l'année. Un : les champs débordent littéralement d’un arsenal complet de légumes d'été (et même de quelques variétés automnales hâtives à venir un peu plus tard ce mois-ci). Deux : les récoltes sont follement, voire presque trop, abondantes. Trois : il y a des fruits à n’en plus finir, des pêches, abricots et raisins de l’Ontario aux mille et un melons de la Belle Province, en passant par les toutes premières pommes et poires à la fin du mois.

Fidèles à nos habitudes estivales, nous avons dans les dernières semaines sillonné le pays de long en large pour visiter les fermes de nos partenaires et avoir un meilleur aperçu de l’opulence que nous réserve le mois d’août. Jetez un coup d’œil aux moments que nous avons capturés pour découvrir touuuut ce que nous avons attendu avec impatience toute l’année.

 

BIO-SAVEUR - Laval et Mascouche, Qc

En août, le maïs biologique envahit les champs derrière la maison de Karl. Et en vient même à dépasser son fils Léo ainsi que son ami Lionel (qui se cache derrière lui sur la photo). Karl dédie environ quatre hectares de ses terres aux épis, qu’il plante à quelques semaines d’intervalle pour prolonger le calendrier des récoltes. En d’autres mots, vous ne serez pas à court pour vos épluchettes.

Une demi-douzaine de variétés de melon feront leur apparition sur le Marché. Pour profiter à fond de la courte saison des fruits, Karl a planté du cantaloup et des melons d’eau rouges, jaunes, Faerie, Sureness et Sweet Beauty biologiques, qui devraient débarquer aux côtés des haricots, du céleri, des oignons, des échalotes et des courges.

 

JARDINS D’AMBROISE - Saint-Ambroise-de-Kildare, Qc

Les variétés automnales se mélangent aux légumes de fin d'été pour l'abondance ultime. Les variétés de choux (on parle ici des verts, des rouges et de Savoie), l’ail, les poireaux, les échalotes, les panais, les choux de Bruxelles, les melons d’eau (!) et les cantaloups (!!) rejoignent le kale, les haricots et les courgettes dans les champs de Julie et Sébastien. Et avec un peu de chance, peut-être aurons-nous droit aux premières courges d’hiver!

Avec autant de variétés à récolter, l'équipe est sur le terrain de l'aube au crépuscule. Avec l’aide de Moises, le vrai joueur étoile de la ferme (à droite), les troupes récoltent quotidiennement deux à trois tonnes de courgettes. Et c’est sans parler de toutes les autres variétés qui poussent à des kilomètres à la ronde.

 

VERGER MAIA -  Saint-Joseph-du-Lac, Qc

Encore trois bonnes semaines de bleuets pour le Verger Maia. Alors que la saison se prolonge un peu plus longtemps pour d’autres de nos partenaires, Mario devrait vers la fin du mois pouvoir se concentrer sur son cultivar préféré : la pomme. Et s’il n’a d’yeux que pour ses pommiers (qui occupent après tout la majeure partie de ses terres), c’est bien parce qu’il sait qu’un bon équilibre entre les insectes prédateurs et les gourmands au verger est tout aussi bénéfique pour les bleuetiers.

Son équipe est là pour le long terme. Une fois les récoltes de bleuets terminées, l'équipe se retrousse les manches pour s’attaquer aux pommes. Quelques employés de longue date restent même jusqu'à dix mois par an pour donner un coup de main à la préparation du jus, et ce, bien après que la dernière pomme de la saison ait été cueillie.

 

WARNER'S FARM - Beamsville, Ont.

Haut perché parmi les abricotiers, Torrie s’affaire à zieuter les fruits mûrs pour la cueillette. Son équipe, qu’il considère comme faisant partie de la famille Warner, se tient bien occupée avec la récolte des autres fruits à noyau responsables (suivis de près par les raisins, les pommes et les poires à la fin du mois) du verger. En véritable mouton noir, Torrie est parmi les seuls fruiticulteurs de la région à avoir renoncé aux pesticides de synthèse il y a une quinzaine d’années.

Troquer les pesticides de synthèse contre les biocontrôles comporte son lot de défis. Alors quand d’autres producteurs du coin viennent cogner à sa porte pour lui demander conseil, Torrie est toujours ravi de pouvoir partager les connaissances et le savoir-faire qu’il a acquis à force d’essai-erreur au fil des ans.

 

VINELAND GROWERS - Niagara-on-the-Lake, Ont.

Cinquante fermes familiales forment la coopérative fruitière Vineland. S’étendant à perte de vue sur environ 700 acres, celle de Phil Tregunno est la plus grande du lot. Lors de notre passage au vignoble, son fils Jordan (à droite), qui s’occupe des opérations sur le terrain, a expliqué à Alexis que parmi les différents cépages pousse une seule variété de raisin de table : le Sovereign Coronation (vous savez, ces raisins bleus un peu surets).

Les attaches à phéromones sont les biocontrôles de choix de la famille Tregunno. Bien que cachées par le feuillage, ces petites ficelles sont très efficaces pour lutter contre les tordeuses de la grappe, les principales rivales du raisin. En plus de pratiquer le désherbage mécanique dans les entre-rangs, les Tregunno préservent l’équilibre du vignoble en amendant naturellement les sols avec du fertilisant de dinde, qui contient déjà tous les bons nutriments.

À vos marques, prêts, profitez de l’abondance de l’été!