À chacun son gibier durable avec l’Érablière du cerf rouge et Nid’Otruche.
Notre équipe est unanime : des omnivores consciencieux aux végétaliens purs et durs qui trouvent toujours de super substituts, on est à fond pour les protéines responsables. Les valeurs peuvent varier et au bureau les discussions peuvent parfois même s’échauffer, mais quelques points ressortent souvent : on est tous d'accord qu'un steak par jour est nuisible (moins c’est mieux), que l'approvisionnement local en ingrédients durables c’est la priorité et que la cruauté est à éradiquer.
On en vient alors au gibier qui, quant à lui, n'est pas un substitut sans réserve à l'élevage intensif, mais une occasion de réduire son impact environnemental en diversifiant sa consommation de viande. En raison de la nature de leur activité et de leur volume de production relativement faible, les petits éleveurs de gibiers ont une empreinte carbone réduite. La monoculture intensive leur est inutile, car le gibier se nourrit (pour ainsi dire) directement sous ses pattes, en plus d’aller chercher un supplément en nutriments avec une moulée provenant principalement de leurs pâturages.
Deux nouveaux partenaires, deux éleveurs exemplaires approvisionnent notre catégorie Gibier. Voici Maxime de l'Érablière du cerf rouge et Nicolas de Nid'Otruche avec qui nous nous sommes entretenus pour en savoir plus sur leurs pratiques.
Érablière du cerf rouge - Saint-Adrien, Qc

Fort d’une expérience en production laitière et bovine, Maxime a mis en pratique sa passion pour l'agriculture et l'élevage responsables en lançant l'Érablière du cerf rouge en 2016.

Les cervidés de Maxime vivent sur un pâturage d'environ cinq acres, un domaine qui leur laisse l’espace nécessaire pour courir et interagir librement.

La grande majorité de leur alimentation étant constituée d'herbe, Maxime leur sert une moulée d'avoine pendant l'hiver et seulement de temps en temps pendant les mois plus chauds (pour un supplément de nutriments).

Les cerfs jouissent d'une autonomie complète lors de la reproduction - Maxime reste complètement à l'écart, une stratégie qu'il juge extrêmement efficace pour leur bien-être.
Nid'Otruche - Saint-Eustache, Qc

Nicolas a fondé Nid’Otruche en 1997, un an après avoir eu un vrai coup de cœur pour ces géants oiseaux lors d’un stage sur une ferme d’élevage à Winnipeg.

Les quelques deux cents ratites de Nicolas profitent de cinq parcs d’exercice d’un acre chacun. En été, les autruches sont libres de se balader à l’extérieur et en hiver, pour éviter qu’elles ne se blessent en patinant sur la glace, elles vivent dans plusieurs serres qui répliquent leur habitat naturel.

Les autruches mangent à volonté un mélange de moulée principalement composée de luzerne (cultivée sur le terrain de Nicolas), mais aussi de maïs, d’orge, de tourteaux de soya, de minéraux et de calcium. Fait divers : ces imposants bipèdes n’ont pas de dents; ils ingèrent donc des roches pour aider à leur digestion.

Huit groupes de reproducteurs assurent la succession des autruchons à la ferme de Nicolas, qui n’intervient que pour former des « matchs ». Autrement, tout est laissé entre les mains de la nature.
Pour lire l’histoire de nos partenaires ou pour vous laisser tenter par le gibier, allez faire un tour sur le Marché.