Les temps changent.

Bonne année !

Il y a environ sept ans on a construit notre première serre sur toit (c’était en fait la première serre commerciale sur un toit au monde). Nos premiers légumes ont poussé et on a accueilli notre première cohorte de Lufavores.

Quand Mohamed et moi avons lancé l’affaire, on n’avait jamais cultivé ou vendu une tomate de nos vies. On a donc pris un très grand risque en se lançant dans le vide, mais à force de travail acharné et avec une équipe exceptionnelle, on a donné vie à notre vision. On a fait tout ça pour transformer le système alimentaire, pour créer un nouveau modèle local composé de serres urbaines sur les toits, de partenaires fermiers et artisans, de points de cueillette, et d’une communauté de locavores tout aussi dévoués à changer l’avenir que nous. Ce nouveau système alimentaire local est fondé sur les principes de l’agriculture durable et responsable : la réhabilitation d’espaces inutilisés, l’utilisation de biocontrôles, la conservation de l’eau en la faisant recirculer, la réduction de la consommation énergétique, et la cueillette quotidienne sur commande la plus fraîche possible pour enrayer le gaspillage alimentaire.

Il y a exactement un an on a cueilli nos tout premiers légumes à notre serre d’Anjou, la troisième et plus grande de nos serres sur les toits, et on l’a inaugurée avec l’aide de nul autre que le très honorable Justin Trudeau... et de notre petite Dani qui a volé la vedette (c’est notre fille).

On peut dire que ce fut une bonne année.

Notre croissance a plusieurs visages. Des douzaines de nouvelles variétés poussent maintenant sur nos toits à l’année longue, comme des radis, du céleri, du chou kale, et telllllllllement de laitues. Notre équipe a aussi crû. Trente nouveaux employés ont joint les rangs des équipes de serre, d’entrepôt et d’achat. Notre réseau de points de cueillette s’est étendu à même Montréal et au-delà (jusqu’à Gatineau), et notre flotte de véhicules électriques emboîte aussi le pas. Tout ça a fait en sorte qu’on a été en mesure d’offrir à nos Lufavores assez d’ingrédients pour préparer plus de trois millions de repas frais, locaux et responsables (le calcul est imprécis, mais en gros c’est pas mal ça... ayoye !).

On a la chance de vivre à une époque palpitante. Les véhicules deviennent électriques, notre nourriture redevient locale, et l’espèce humaine commence à comprendre la nécessité de bâtir un avenir plus durable. Pour notre part, on prouve un peu plus tous les jours que l’agriculture urbaine durable est une façon viable de nourrir les villes, d’établir un système local d’alimentation, et de bâtir un avenir meilleur. Les temps changent.


On sait qu’on se répète, mais ce n’est que le début. On commet des erreurs, on apprend, on réitère, et on innove autant que possible en chemin. Sans votre support et votre patience pendant notre processus d’apprentissage, rien de tout ça n’aurait été possible. Merci Lufavores, on vous doit tellement.

Toujours plus haut, toujours plus loin.

Lauren
Co-fondatrice et directrice des serres et du marketing

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Une petite rétrospective photographique...

En 2010, Lauren (c’est moi) s’est installée dans une serre de recherche de l’Université McGill afin de peaufiner nos méthodologies en sciences végétales avant l’ouverture de notre première serre la même année.

Après une recherche exhaustive sur Google Maps, le premier édifice sur lequel on s’est installé a été identifié. C’est sur cet édifice du quartier industriel d’Ahuntsic qu’on a installé la première serre commerciale sur un toit au monde.

Les premiers paniers ont été livrés au premiers Lufavores au printemps 2011. Y’avait beaucoup d’aubergines à l’époque.

À l’été 2013, on a construit notre seconde serre sur un toit, celle de Laval, selon un nouveau design, sur un édifice flambant neuf, pour produire encore plus de tomates et d’aubergines.

Jamais deux sans trois. Ouverte en 2017, notre serre d’Anjou (la plus grande) nous permet de cultiver toutes sortes de verdures.

Le premier ministre Justin Trudeau a visité la serre d’Anjou en mars dernier. On l’a même laissé grimper sur les goutières hydroponiques pour qu’il voit ça de plus près.

Nos acheteurs sont de plus en plus nombreux. Un chasseur de trésor est maintenant assigné à chaque catégorie sur le Marché.

On collabore avec de plus en plus de fermiers et d’artisans à chaque année. Cette année, on a visité entres autres,  Warner’s Farm, Carleton Mushroom, la Fermes la Rose des Vents et Morille Québec.

On doit bien sûr une grande partie de notre succès à Loki, chien fermier d’exception (c’est la p’tite bête de nos fondateurs).

Lufavores... merci, merci, et encore merci.